“Férale”, un essai de Charlotte Cosson
L’art peut-il permettre de mieux voir la vie qui fourmille dans nos quotidiens ?
L’oeuvre explore avec imagination et profondeur ce que l’auteur appelle le « soulèvement légal terrestre ». Après les premiers bouleversements qui ont permis à des fleuves comme l’Atrato en Colombie ou la Whanganui en Nouvelle-Zélande d’être reconnus comme des entités vivantes, une rivière nommée L décide d’aller plus loin. Avec l’aide de ses avocats, elle dépose une requête innovante pour faire reconnaître son « corps travailleur », revendiquant un droit au travail, au repos et à la protection contre les usages humains qui lui sont imposés.
Cette initiative audacieuse déclenche un tournant social et juridique, bousculant les cadres existants et ouvrant la voie à un droit social des entités naturelles exploitées. L’intrigue imagine comment la lutte de L transforme l’économie et la société, donnant naissance à ce que Camille de Toledo nomme une économie politique terrestre, où les besoins et les droits des entités non humaines deviennent centraux.
Avec ce roman, l’auteur mêle fiction spéculative, réflexion écologique et engagement éthique, offrant une lecture stimulante sur la manière dont nos sociétés pourraient coexister avec la nature à venir. L’internationale des rivières ne se contente pas de raconter une histoire : il propose une véritable expérimentation intellectuelle et politique sur le futur de notre planète.
Informations pratiques :
L’art peut-il permettre de mieux voir la vie qui fourmille dans nos quotidiens ?
La Société Française d’Ecologie propose ce regard de Tatiana Giraud, Directrice de recherches CNRS, et de Sylvain Billiard, Maître de…
qu’est-ce que cela voudrait dire de fabriquer, publier et diffuser les livres de façon écologique ? À quoi pourrait ressembler…